
Phillis Wheatley (1753 – 1784) est la première poétesse noire américaine à avoir été publiée. Née en Afrique de l’Ouest, elle est réduite en esclavage à l’âge de 7 ans et envoyée à Boston.
Elle apprend l’anglais, la lecture et l’écriture avec les enfants de son maître. Elle publie son premier poème à l’âge de 13 ans et est surnommée « La mère de la littérature afro-américaine »
Voici un de ses poèmes traduit en français, « Hymne au soir »
Vous trouverez ici plusieurs de ses poèmes en version originale
Hymne au soir
Sitôt le soleil hors des espaces de l’Est
Le tonnerre fit trembler les étendues célestes ;
Grandeur majestueuse ! Le zéphyr de son aile,
Fait du printemps en fleurs s’exhaler tout le miel.
Les fleuves chantent lamés d’or, les oiseaux ont notes nouvelles,
Et dans l’air où elles flottent leurs musiques se mêlent.
À travers tous les cieux, que de couleurs sublimes !
Mais l’occident s’exalte d’un rouge profondissime :
Qu’ainsi brillent nos cœurs à jamais vertueux,
Vivants temples ici-bas, témoins de notre Dieu !
Comblés de la louange de celui qui éclaire,
Et qui de la nuit tire les sableuses portières,
Que par de doux sommeils les esprits las s’apaisent,
Pour qu’au matin, ils soient plus près du ciel, plus clairs ;
Ainsi commenceront les tâches de la journée
Plus pures, plus à l’abri des pièges du péché.
Mes yeux, la nuit les scelle de son sceptre de plomb,
Et jusqu’au lever de l’Aurore cessera ma chanson.
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