Sa voix est aussi envoutante que ses textes sont magnifiques. Il y a du Clara Ysé en Solann, que j’ai découverte au printemps 2025. Elle a remporté cette même année la victoire de la musique dans la catégorie « révélations féminines ». Rome est sa chanson que je préfère, je vous laisse découvrir sa « poésie féroce ». Comme beaucoup d’autres femmes, elle a été victime de cyberharcèlement par de pitoyables MM (masculinistes médiocres)
Rome
Je me sens comme un agneau
Qui dit pardon au loup
D’avoir été trop lent
À lui offrir son cou
D’avoir pris trop de place
D’avoir trop résisté
D’avoir vu sa robe de rouge se tacher
Cette jungle me doit des mea-culpa à la pelle
À marcher entre rats, vautours et hyènes
Et je compte même plus les fois
Où on m’a traité de chienne, non
Je compte même plus les fois où
On m’a traité de chienne
Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Je n’veux plus supplier
Qu’on me rende mes nuits
Mes rues sous les lumières
Des soleils de minuit
Qu’on me rende ces fêtes
Qui comblent mes insomnies
Sans l’ombre d’une main
Qui flotte et se pose sur ma cuisse
Cette ville me doit des mea-culpa à la chaîne
À marcher entre les rois qui tuent les reines
Et je compte même plus les fois
Où on m’a traité de chienne, non
Je compte même plus les fois où
On m’a traité de chienne
Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Certains me doivent des mea-culpa à genoux
Mais préfèrent cracher leur venin debout
Et je mangerai leur langue si c’est le prix du silence
Je mangerai leur langue si c’est le prix du silence

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