Clara Ysé, Soleil à minuit (2023) et la Louve (2024)

Je crois qu’aucun homme ne pourrait écrire et chanter l’érotisme avec autant de poésie que Clara Ysé.

Je n’ai pas réussi à choisir entre Soleil à Minuit et La louve, mais rien ne vous empêche d’écouter les deux ni d’ailleurs la totalité de son album Oceano Nox qui est une merveille.

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SOLEIL A MINUIT

Parle-moi d’amour un petit peuFais-moi oublier que dehors il pleutDans la chambre nous nous caressonsToi tu te cambres et moi je fondsParle-moi d’amour un petit peuFais-moi oublier que dehors il pleut
On dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuitOn dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuit
Fais-moi l’amour un petit peuJe veux m’oublier dans tes cheveuxVoilà décembre, tu es heureuxDe palissandre et moi de feuSans te répandre, ferme les yeuxSans me défendre, moi je te veux
On dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuitOn dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuit
Viens, et penche vers le paradisMon bassin tout, tout contre tes hanchesToi tu pâlis dans la nuitDedans toi tu sens que ça flancheC’est l’avalanche et tu plies
On dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuitOn dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuitOn dirait que l’amour nous a ravisAvec toi j’aperçois le soleil à minuit
ViensViens, et penche vers le paradisMon bassin tout, tout contre tes hanchesToi tu pâlis dans la nuitDedans toi tu sens que ça flancheC’est l’avalanche et tu plies

LA LOUVE

Je dévore tes lèvres quand tu parles dans la nuitJe dévore tes lèvres et te regarde à l’infiniJe me tiens immobile, si je bouge tu t’enfuisTes yeux fauves, et la lune y voit l’oiseau de paradisTu poses tes missilesEt dans la planque où je t’écrisDans mon sexe, la terre, et toi panthère dans ma nuit
La louve cavale à minuitQuand la course s’emballeElle gémitQuand la course s’emballeElle gémit
Je me tiens immobile, si je bouge tu t’enfuisDes années de galère où je te veux à l’infiniApproche tes yeux lynxEt sens le soleil de midiEnfonce tes yeux sphynxLèche pour y chasser la pluie
Tiens-toi à l’encolure, je cabre face à l’ennemiMon prince mordu d’azur chassera la louve à minuitEntends partout l’orageQui pousse l’aube dans le boisRegarde, la nuit se trouble et brise la mer en éclats
La louve cavale à minuitQuand la course s’emballeElle gémitQuand la course s’emballeElle gémit
Entends partout l’orageQui pousse l’aube dans le boisRegarde, la nuit se trouble et brise la mer en éclatsJe fredonne les notes que tu portes dedans toiMon doigt contre tes lèvres et je sens ta peau qui ondoieTon sexe dans ma paume, j’enfonce ma bouche lilasTa cambrure cavale et voilà la louve aux aboisTu sais, je suis faroucheMais je me suis faite aux combatsEt dans tes bras, je me coucheMais c’est maintenant que j’aboie
La louve cavale à minuitQuand la course s’emballeElle gémitLa louve cavale à minuitQuand la course s’emballeElle gémitQuand la course s’emballeElle gémit

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