
Je crois que personne n’écrit comme Linda Lemay. Et sur une diversité de sujets qui est impressionnante. Elle fait partie de celles qui sont capables de vous faire passer du rire aux larmes, parfois dans la même chanson. Et ses textes sont de la poésie pure, elle mérite vraiment sa place ici!
Il y a tellement de chansons d’elle que j’adore qu’il m’est très difficile de choisir, mais en voilà tout de même trois parmi mes préférées: Reste avec elle, La boue dans les yeux et Attrape pas froid
Reste avec elle
Reste avec elle
Elle a dans la tête, toutes les réalités dont j’rêve
Reste avec elle
Elle a dans le cœur, tout c’que je n’promet qu’jamais du bout des lèvres
Reste avec elle
Elle a dans les yeux, ce que je n’ai que l’illusion de voir mieux qu’elle
Reste avec elle
Elle a dans les mains, c’que je n’ai jamais le temps d’atteindre
Reste avec elle
Elle fait des câlins qui ne s’arrêteront jamais d’étreindre
Reste avec elle
Elle a dans l’amour c’que je n’aurais jamais que l’impression de feindre
Reste avec elle
Moi j’ai dans la tête un vieux cauchemar qui se répète
Reste avec elle
Moi j’ai dans le cœur, l’écho d’une ancienne terrible tempête
Feutres et pastels aux mains de mes amants
Me dessinent tout le temps le même petit bout d’arc-en-ciel
Reste avec elle
Elle a dans les hanches, c’qui lui donne une démarche d’ange
Elle a dans les joues, un souffle si doux qu’il guérit chacun des petits genoux qui enflent
Elle a du courage et le dos plus large que ceux des héros de nos vieux livres d’images
Oh oui reste avec elle
Elle a le regard si perçant qu’elle peut te trouer tes pires brouillards
Reste avec elle
Elle a dans le ventre, ce berceau là qui a mis ta vie au pluriel
Feutres et pastels aux mains de tes enfants ne te dessineront toujours que son histoire à elle
Elle que tu as choisi
Elle qui est ton port
Elle qui est ton pays
Elle que tu adores
Elle qu’aussi tu oublies quand tes yeux s’attardent sur mon corps
Quand tu m’regardes un peu trop fort
Quand tu la quittes le temps d’une folie
Quand tu la quittes le temps d’un frisson
Vas-y tout de suite, la rejoindre je t’en prie
Vas-y tout se suite la rejoindre sinon
Reste avec moi
Moi je tends les mains et je t’agrippe à l’idée de t’atteindre
Reste avec moi
J’te ferais des câlins qui ne s’arrêteront jamais d’étreindre
Reste avec moi
Si c’est pas de l’amour, c’est un feu que je n’arrive pas à éteindre
Feutres et pastels à mes mains maintenant me dessinent en tremblant le même petit bout d’arc-en-ciel qu’avant
La boue dans les yeux
Parait que la boue dans les yeux
Ça a déjà redonné la vue
L’aurait fallut m’en mettre un peu
Moi j’ai rien vu
Je t’es regarder de mes yeux propres
Alors que tu t’sentais toute sale
Et j’ai rien vu, du tout
Même que quand tu m’en a parlé
A mon couvert comme un tombeau
J’ai pas bien déterré tes mots
Je n’ai pas su
Et je n’aurai jamais pensé
Qu’un jour tu pourrai raconté
Que je ne t’ai pas cru
Je t’ai bercé
Et j’ai soigné, tes mauvais rhumes chaque année
Et je t’ai consolé en vain
Quand tu pleurais
J’ai toujours pris tes gros chagrins
Avec un grain d’sel comme on dit
J’ai goûté mal, ta pluie
Aujourd’hui y a d’la boue qui gicle
Et ça me gicle le visage
Et je vois tout de ma faiblesse, de ton courage
Et j’aurai jamais cru mérité
D’être accusée de cécité
Devant la pire, saleté
Cette saleté que tu m’crier
Dans tes sanglots et tes hoquets
Cette vérité que j’étouffais dans des mouchoirs
Comme j’étouffais sans me l’admettre
La p’tite alarme, la p’tite clochette
Qui m’titillait, le soir
Quand je lançais à la sauvette
Tes petites robes et jaquettes
Dans cette machine à me laver la conscience
Comme j’échappais comme des p’tits hôtes
Tes p’tits collants et tes culottes
Dans la machines à sentir bon comme l’innocence
Parait que la boue dans les yeux
Ça a déjà redonné la vue
Mais l’fis de Dieu quand t’étais p’tite il est pas venu
Maintenant c’est vrai que je vois mieux
Mais toi tu ne veux plus me voir
Alors Bravo, Jésus
Maintenant que j’ai recouvert mes sens
C’est vrai que ça m’tue quand je pense
A l’évidence de tes messages, de détresse
A tout c’que tu vivais d’horrible
Qui me restait invisible
Au long de ta, jeunesse.
Maintenant bien sûr tout est limpide
Il me remonte des indices
Y avait d’la honte à pleins visage
Dans tes yeux tristes
Quand tu revenais comme toute timide
Du dépanneur ou de l’épicerie
L’expression vide et lui
Lui il m’embrassait sur le front
Vider son sac de Provigo
Y avait soit du pain ou du lait, ou des gâteaux
Toi dans ta chambre j’t’entendais
Verser des rivières de monnaie
Sur ta table de, chevet
Parait que la boue dans les yeux
Ça a déjà redonné la vue
L’aurait fallut m’en mettre un peu
Moi j’ai rien vu
Je t’ai regardé de mes yeux propres
Alors que tu t’sentais toute sale
Et j’ai rien vu, du tout
J’aurais voulu être là pour toi
Entendre c’que j’entendais pas
T’as du m’le dire un millions d’fois
Bien sûr que je te crois
Je peux même pas t’expliquer comment
Avec tout mon cœur de maman
J’t’ai pas aidé, mieux qu’ça
Mais j’t’ai aimé, et j’t’aime encore
Comme on peut pas aimer plus fort
Je savais pas qu’il y avait un monstre à la maison
Moi j’pensais qu’ça existait pas
J’te l’ai répété tellement d’fois
Que j’y ai cru à en dormir comme un poupon
Mon grand bébé, j’suis désolé
J’te demande, pardon.
Attrape pas froid
Depuis que t’es toute petite
Que ton bagou me charme
Tu aimes faire le pitre
Et nous faire rire aux larmes
Depuis que t’es tout poupon
Que tu dis tout ce que tu penses
Tu cries tes opinions
Sans craindre les conséquences
Je sais que ce serai mal
De te dire de te taire
Parce qu’y a sifflé des balles
Sur notre coin de terre
Plus il tombe de têtes
Plus il faut relever la tienne
Oublie que je m’inquiète
Mais n’oublis pas que je t’aime
Depuis que t’es toute gamine
Que je te fais promettre
De ne pas courber l’échine
De ne pas te soumettre
Mais là y’a mon instinct
Qui crie d’aller te cacher
Aussi creux aussi bien
Que tu peux mon bébé
J’ai une espèce de boule
Coincée dans l’estomac
Un gros côté mère poule
Que je combats crois moi
J’ai juste envie de te dire
De rester bien au chaud
Te dire de te couvrir
Des pieds jusqu’au cerveau
Attrape pas froid
Aux yeux
Garde ton audace
Attrape ta foi
En Dieu
S’il te menace
Attrape pas froid
Aux yeux
Ma belle enfant terrible
Prends ton courage
A deux main libres
Je veux pas que tu maigrisses du cœur
En suivant des régimes de peur
J’ai pas le droit mon amour
De te couver comme une lâche
D’écraser ton humour
D’ébranler ton courage
Je veux pas que tu tournes rond
Du coin de tes sarcasmes
Parce que les religions
Ont pas le sens de la farce
Tu vas te geler les doigts
Si tu les laisses dormir
Loin des crayons de bois
Loin des crayons de cire
Tu vas ter geler les lèvres
Si tu les enfoulardes
N’aies pas peur de la crève
Ne sois pas sur tes gardes
Va jouer là où tu veux
Ma belle enfant fragile
Même si dehors il pleut
Un malheureux grésille
Plus le sol est glissant
Plus faut que tu patines
Plus le monde est terrifiant
Plus faut que tu le dessines
Attrape pas froid
Aux yeux
Garde ton audace
Attrape ta foi
En Dieu
S’il te menace
Attrape pas froid
Aux yeux
Ma belle enfant terrible
Prends ton courage
A deux main libres
Je veux pas que tu maigrisses du cœur
En suivant des régimes de peur
C’est vrai que j’ai juste envie
De te mettre des mitaines
De te foutre l’esprit
Dans un bonnet de laine
Je veux pas qu’on t’intimides
Parce que t’as des idées
Mais ce serait stupide
De te les refouler
C’est pas vrai que c’est interdit
De jouer avec le feutre
Il reste un paradis
Il reste un terrain neutre
Ne joue pas à cache cache
Au creux de mes jupons
Laisse couler ta gouache
Je t’en donne la permission
Attrape pas froid
Aux yeux
Garde ton audace
Attrape ta foi
En Dieu
S’il te menace
Attrape pas froid
Aux yeux
Ma belle enfant terrible
Prends ton courage
A deux main libres
Je veux pas que tu maigrisses du cœur
En suivant des régimes de peur
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